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L’American Staffordshire Terrier : le chien qui a défié la loi !

Amstaff

L’American Staffordshire terrier, amstaff pour les intimes, compte parmi les chiens préférés des Français. Il arrive désormais en 5e position dans le TOP 10. La loi sur les chiens dits dangereux n’aura pas eu raison de lui…

C’est en quelque sorte une véritable résurrection pour une race que l’on disait finie après la parution de la loi sur les chiens dits « dangereux » de janvier 1999 et qui ne l’épargne toujours pas. Mais cette législation draconienne et injuste n’a pas freiné son ascension. Bien au contraire.
Toutefois, les amateurs « historiques » de ce chien s’inquiètent de cet engouement démesuré et de ses effets pervers sur la sélection et la qualité de la race. Au point quel l’on se demande aujourd’hui si la disgrâce n’était pas tout compte fait une situation plus enviable pour l’amstaff…
Qu’on se le dise : «Il n’y a pas meilleur chien que l’American Staffordshire terrier ». C’est certes l’ancien président de son club de race – le FAST, désormais présidé par Franck Fiquet, éleveur passionné de la race depuis de longues années –  et grand défenseur des chiens dits dangereux, Emmanuel Tasse, qui l’affirme haut et fort.
L’effectif de la race en France ne cesse de croître. Pour Emmanuel Tasse, président et fondateur du club français de l’American Staffordshire terrier (FAST), dont le président est donc désormais Franck Fiquet (voir encadré), ce succès est un effet secondaire et pervers d’une législation mal faite.
« En 1998, on enregistrait moins de 1 000 naissances de chiot amstaff par an. Après la parution de la loi, le nombre de naissances n’a jamais cessé de croître. A part un léger tassement en 2007-2008, quand la législation s’est encore durcie. Mais c’est cette loi et le bouche-à-oreille qui ont forgé la réputation de l’amstaff et fait décoller les naissances », indique Emmanuel Tasse.
En 2 000, on comptait déjà 2 723 naissances. Puis 5 308 en 2004, 5 501 en 2010 et 8 575 en 2014. En 2017, le nombre des naissances et inscriptions au LOF (Live des Origines Français) s’est établit à… 10.014. Ce qui place cette race de chien en 5eme place parmi celles préférées des Français.

Succès à double tranchant

Ce succès est à double tranchant : les phénomènes de mode et la production de masse n’étant jamais bon, on le sait, pour une race…
70 % de la production est ainsi le fait de particuliers qui font reproduire leurs chiens sans travail de sélection, tests génétiques de dépistage ou effort de socialisation. Tandis que l’on compte à peine une trentaine d’éleveurs professionnels référencés. Insuffisant pour répondre à la demande !

La qualité du cheptel en question

Inévitablement, la qualité du cheptel français s’en ressent. « On ne peut nier que nos chiens sont assez moyens. Certes, il y a toujours et heureusement de très bons sujets. Mais ils ne sont pas majoritaires », déplorait le président du FAST, qui ‘’lorgne’’ avec envie sur les chiens espagnols.
Il a en tête plusieurs projets pour redresser la barre et améliorer la qualité de la race. Parmi eux, il espère obtenir un jour l’intégration du dépistage de l’ataxie cérébelleuse, affection génétique à laquelle l’amstaff est prédisposé dans la grille de sélection.
Les propriétaires désireux de faire confirmer leur chien, ce qui sous-entend souvent décidés à les faire reproduire, devraient apporter la preuve du dépistage de la maladie chez leur futur reproducteur. De telles obligations à visée sanitaire existent dans des races à petits effectifs comme le bullmastiff ou le mastiff. Mais elles seront de toute façon beaucoup plus difficiles à mettre en œuvre chez l’amstaff pour lequel on compte plus de 2.000 confirmations par an.

De bonnes bases d’éducation nécessaires

Côté caractère, l’amstaff est un chien qui a besoin d’une bonne base d’éducation. Mais comme tous les chiens, serait-on tenté de dire ! Ce n’est pas un chien de garde, même s’il a on ne peut le nier un aspect dissuasif.
« Avant de craquer pour un amstaff, je conseille aux gens de prendre une autre race pour apprendre à gérer un chien et, après seulement, ils auront peut-être l’honneur de prendre un amstaff », explique encore Emmanuel Tasse.
En effet, l’amstaff a un certain caractère. Mais qui se gère plutôt bien avec un minimum de connaissances d’éducation. Au quotidien, « il est fantastique à vivre ».

Un chien de compagnie avant tout

Si l’activité principale de l’amstaff, c’est de tenir compagnie à ses maîtres, c’est aussi un grand sportif. Son club met d’ailleurs l’accent sur l’utilisation et les capacités du chien et essaye de promouvoir les activités envisageables avec lui : agility, pistage et autres activités olfactives, frisbee, canicross, obéissance…
Rappelons que l’amstaff ne fait pas partie des races autorisées au mordant et est donc indésirable sur les rings pour les épreuves de mordant sportif.

De grandes aptitudes olfactives

Son sang terrier lui confère par contre de grandes aptitudes dans le domaine du pistage (« tracking » aux Etats-Unis). Et on connaît même des amstaffs chiens de décombre ou chiens de pompiers professionnels ! On a vu également des chiens s’illustrer dans des activités traditionnellement dévolues aux chiens de chasse, comme le broussaillage ou la recherche au sang.

Un chien sûr de lui et loyal

L’amstaff est réputé pour son équilibre caractériel. Sûr de lui, il est serein en toutes circonstances. Contrairement à ce que les médias ont laissé croire, c’est un chien très sociable envers les humains qui ne demande qu’à jouer et ne manifeste pas d’agressivité naturelle à leur égard. A moins, malheureusement, d’avoir été élevé dans cette optique.
Il peut se montrer dominant envers ses congénères. Mais ce n’est pas non plus une constante. Et la cohabitation entre chiens de même sexe est même possible, sous réserve d’une éducation et d’une socialisation correctes.

Remerciements à Maud Lafon, vétérinaire

Un club rien que pour lui

Jusqu’en 2010, l’amstaff était géré avec les autres terriers de type bull (Staffordshire bull terrier, bull terrier anglais et bull terrier miniature) par le Club français des amateurs de bull terrier, American Staffordshire terrier et Staffordshire bull terrier (CFABAS).
Mais en 2010, le président de ce club, Emmanuel Tasse, a démissionné pour créer un club réservé à l’amstaff, le FAST : France American Staffordshire Terrier*.
C’est désormais Franck Fiquet qui est le président de ce club.
Emmanuel Tasse avait auparavant créé, en février 2007, le Collectif contre la catégorisation des chiens (4C), un groupe et non un club de race, ouvert aux professionnels du chien et aux membres sympathisants.
Le FAST a été mis en stage d’affiliation par la Société centrale canine en 2012 et affilié définitivement en avril 2015.
Parallèlement, le CFABAS a été dissous en 2012 et a conduit à la création de deux clubs distincts : le SBTCF qui gère le Staffordshire bull terrier et le CFABT qui gère le bull terrier anglais et le bull terrier miniature.
Tous deux ont été mis en stage d’affiliation par la SCC en 2013.

*Site Internet :

http://france-amstaff.fr

Les principaux traits morphologiques de l’amstaff

L’amstaff est un chien ramassé, il n’est ni haut sur patte ni enlevé. Sa hauteur varie de 45 à 48,5 cm pour le mâle et 43 à 46 pour la femelle, pour un poids, non imposé par le standard, qui varie de 13 à 30 kg.
Sa tête est de longueur moyenne, haute de toute part et possède un stop bien net.
Quelle que soit la couleur du chien la truffe doit être noire.
Les mâchoires sont fortes, surtout la mâchoire inférieure. La prise est en ciseau, les incisives supérieures étant en contact étroit avec la face antérieure des incisives inférieures. Sur les joues, les muscles sont très prononcés. Les yeux sont foncés, ronds, bien enfoncés dans les orbites. Le standard refuse toute présence de ladre sur les paupières. Les oreilles sont attachées haut et, depuis 2004, elles ne sont plus coupées. Elles doivent être courtes, en rose ou semi-dressées. Le standard précise que les oreilles tombantes sont pénalisées.
Le cou ne porte pas de fanon et va en diminuant des épaules à l’attache avec la tête. Le dos du chien est assez court et présente une légère déclivité du garrot à la croupe. Le rein par contre est légèrement remonté. La poitrine est large et bien descendue, pourvu de côtes bien cintrées.
La queue, qui ne doit pas être coupée, est naturellement courte, attachée bas et s’amenuise en une pointe fine. Elle ne doit être ni enroulée ni portée au-dessus du dos.
Les membres sont droits, dotés d’une ossature forte, terminés par des pieds de taille moyenne, bien cambrés et compacts.
L’amstaff possède des allures élastiques, sans roulis et sans aller l’amble.
Le poil doit être court, serré, dur au touchant et luisant. Toutes les couleurs de robe sont admises, qu’elles soient unicolores, pluricolores ou panachées mais le standard précise que les robes comportant plus de 80 % de blanc, les robes noir et feu, et les robes foie ne doivent pas être encouragées.

 

Pour en savoir plus

Son club de race :
FAST
France American Staffordshire Terrier

Franck Fiquet
Président
franck.fiquet@france-amstaff.fr
Tél : 06 63 45 70 55

Pierre Weiss
Vice-président
fast.alsace@orange.fr
06 13 59 82 77

Site Internet du club : http://france-amstaff.fr

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